27 août 2026

Le Népal fait face à une catastrophe majeure après des crues soudaines et des coulées de débris qui ont ravagé plusieurs secteurs du pays, notamment le long des rivières Bhote Koshi et Trishuli, près de la frontière avec le Tibet.

Le bilan humain continue de s’alourdir alors que les équipes de secours recherchent les personnes portées disparues. Selon la police népalaise, 359 personnes étaient mortes jeudi 27 août à 17 heures, tandis que de nombreuses autres personnes restaient portées disparues.

Une catastrophe d’une ampleur exceptionnelle

Les inondations ont frappé le nord du Népal le 26 août 2026, provoquant des torrents d’eau, de boue et de débris qui ont emporté des bâtiments, des routes et des ponts.

Des villages entiers ont été lourdement touchés, tandis que certaines zones sont devenues difficiles, voire impossibles, à atteindre par voie terrestre.

La catastrophe a également affecté les régions situées de l’autre côté de la frontière, au Tibet chinois. Les autorités des deux côtés poursuivent les opérations de recherche et de secours.

Quelle est l’origine des inondations ?

Les premières informations avaient évoqué plusieurs hypothèses concernant le déclenchement de la catastrophe.

Les autorités et les experts se sont ensuite orientés vers un effondrement glaciaire ou une importante avalanche de glace et de roches, qui aurait brutalement augmenté le débit d’une rivière de montagne et déclenché une gigantesque vague de débris.

Le phénomène a particulièrement affecté la vallée de la Bhote Koshi, dans le district de Rasuwa, ainsi que d’autres secteurs situés en aval.

Des centaines de personnes toujours portées disparues

Les opérations de recherche restent extrêmement difficiles.

Plus d’un millier de personnes sont toujours portées disparues selon les derniers décomptes disponibles concernant le Népal et le Tibet. Parmi elles figurent de nombreux ressortissants étrangers, notamment des touristes et des pèlerins qui se trouvaient dans la région.

Les secouristes doivent travailler dans des conditions particulièrement dangereuses, avec des routes et des ponts détruits et des secteurs encore menacés par de nouvelles coulées de boue.

Des routes et des ponts emportés

L’une des principales difficultés rencontrées par les secours concerne les infrastructures.

Les eaux et les coulées de débris ont détruit ou endommagé des routes et des ponts essentiels, isolant certaines communautés.

Des hélicoptères sont utilisés pour atteindre les zones difficiles d’accès et permettre l’évacuation des personnes bloquées ou blessées.

Une nouvelle menace liée à un lac de retenue

Les autorités surveillent également une zone où un lac s’est formé derrière une accumulation de débris, faisant craindre une nouvelle montée des eaux si cette retenue venait à céder.

Cette situation ajoute une nouvelle urgence aux opérations de secours, alors que les équipes doivent simultanément rechercher les disparus et protéger les populations exposées à de nouvelles inondations.

Les secours poursuivent leurs recherches

L’armée et les forces de sécurité népalaises participent aux opérations de secours et de récupération des victimes.

Les équipes doivent parcourir des zones couvertes de boue et de débris à la recherche de survivants et de personnes disparues.

Des corps ont déjà été retrouvés très loin des secteurs initialement touchés, certains ayant été emportés par les cours d’eau sur plusieurs centaines de kilomètres.

Une catastrophe qui touche aussi les touristes étrangers

La catastrophe a également suscité l’inquiétude de plusieurs gouvernements étrangers, car de nombreux touristes et pèlerins se trouvaient dans la région.

Des ressortissants de plusieurs pays figurent parmi les personnes portées disparues, notamment des citoyens d’Inde, des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Australie et du Canada.

Les autorités consulaires travaillent avec les autorités népalaises afin de vérifier la situation de leurs ressortissants.

Le Népal face à une crise humanitaire

Au-delà du lourd bilan humain, les inondations ont provoqué d’importants dégâts matériels.

Des familles ont perdu leur logement, tandis que certaines communautés ont besoin d’eau potable, de nourriture, de soins médicaux et d’un abri.

L’UNICEF a également alerté sur la situation des enfants touchés par la catastrophe, alors que les besoins humanitaires augmentent dans les zones sinistrées.

Le bilan pourrait encore évoluer

Le bilan de la catastrophe reste provisoire.

Avec des centaines de personnes toujours portées disparues et certaines zones encore difficiles d’accès, le nombre de victimes pourrait évoluer au fur et à mesure que les équipes de secours progressent.

Les autorités continuent également de surveiller les cours d’eau et les zones instables afin de limiter le risque de nouvelles victimes.

Une catastrophe encore en cours

Les inondations au Népal du 26 août 2026 comptent désormais parmi les catastrophes les plus meurtrières de la région ces dernières années.

Avec 359 morts confirmés au Népal au 27 août et plus d’un millier de personnes encore recherchées dans l’ensemble de la zone touchée, les opérations de secours et de recherche se poursuivent.

La situation reste évolutive. Le bilan humain, les recherches de personnes disparues et les dégâts matériels pourraient être révisés dans les prochaines heures à mesure que les autorités accèdent aux zones les plus isolées.